Expertise du poignet
Arthroscopie du poignet : voir pour comprendre, et traiter
L’arthroscopie du poignet consiste à explorer l’articulation à l’aide d’une caméra de quelques millimètres, introduite par de mini-incisions. C’est à la fois l’examen le plus précis pour comprendre une douleur chronique du poignet et une chirurgie mini-invasive pour traiter les lésions ligamentaires et osseuses. Au centre, elle est pratiquée par le Dr Clément Berry, spécialiste du poignet.
Le principe
Une optique de 2 à 3 millimètres reliée à une caméra est introduite dans l’articulation par de petites incisions au dos du poignet. Le chirurgien visualise directement, en haute définition, les cartilages et les ligaments — avec une précision supérieure à celle de l’imagerie — et peut introduire par une autre mini-incision des instruments pour traiter la lésion dans le même temps. L’articulation n’est pas ouverte : les tissus sont respectés, la récupération est plus rapide et les cicatrices minimes.
L’arthroscopie diagnostique : les douleurs chroniques du poignet
Certaines douleurs du poignet persistent des mois sans explication, malgré des radiographies, un scanner ou une IRM normaux ou douteux. L’arthroscopie est alors l’examen de référence : elle permet de voir et de tester directement chaque ligament, d’évaluer les cartilages, et de poser enfin un diagnostic précis — première étape d’un traitement efficace.
L’arthroscopie thérapeutique : ce qu’elle permet de traiter
- Lésions du TFCC (complexe fibro-cartilagineux triangulaire, côté auriculaire du poignet) : débridement ou suture selon le type de lésion ;
- Lésions du ligament scapho-lunaire : bilan précis de la gravité, réparation ou geste de stabilisation adapté au stade ;
- Pseudarthroses du scaphoïde : lorsque cette fracture n’a pas consolidé, l’arthroscopie assiste l’avivement du foyer et la greffe osseuse, en préservant la vascularisation de l’os ;
- Kystes synoviaux dorsaux : résection par voie arthroscopique dans certains cas, sans cicatrice dorsale étendue ;
- Fractures articulaires du radius : contrôle visuel de la qualité de la réduction dans certaines fractures complexes.
L’intervention au Centre Havrais de Chirurgie de la Main
- en ambulatoire : opéré l’après-midi, retour à domicile le soir même ;
- le mode d’anesthésie — loco-régionale le plus souvent, ou générale — est choisi avec vous avant l’intervention ;
- des incisions de quelques millimètres, fermées par un point ou un simple pansement.
Les suites opératoires
Elles dépendent du geste réalisé. Après une arthroscopie diagnostique ou un débridement, le poignet est mobilisé rapidement, avec une gêne modérée de quelques jours à quelques semaines. Après une réparation ligamentaire ou un geste sur le scaphoïde, une immobilisation de plusieurs semaines protège la réparation, relayée par une rééducation encadrée. Dans tous les cas, le protocole précis — immobilisation, rééducation, reprise du travail et du sport — vous est expliqué avant l’intervention.
Entorse du poignet récente ? L’arthroscopie fait partie des outils du bilan lorsqu’une lésion ligamentaire est suspectée. Lire notre fiche sur l’entorse du poignet — à évaluer dans les 15 à 21 jours suivant le traumatisme.
Questions fréquentes
Dans quels cas propose-t-on une arthroscopie du poignet ?
Principalement dans deux situations : pour poser un diagnostic précis sur une douleur chronique du poignet restée inexpliquée malgré l’imagerie, et pour traiter une lésion identifiée — TFCC, ligament scapho-lunaire, pseudarthrose du scaphoïde, certains kystes — de façon mini-invasive.
L’arthroscopie du poignet laisse-t-elle des cicatrices ?
Seulement des incisions de quelques millimètres au dos du poignet, qui deviennent très discrètes avec le temps. C’est l’un des avantages de la technique par rapport à la chirurgie ouverte.
L’arthroscopie est-elle plus fiable que l’IRM pour le poignet ?
L’IRM et l’arthro-scanner sont d’excellents examens, mais l’arthroscopie reste la référence pour évaluer les ligaments du poignet : elle permet de les voir directement, de tester leur solidité et, souvent, de traiter la lésion dans le même temps.
Quelles sont les suites d’une arthroscopie du poignet ?
Elles dépendent du geste réalisé. Après une arthroscopie diagnostique ou un débridement, la mobilisation est rapide. Après une réparation ligamentaire ou un geste sur le scaphoïde, une immobilisation de plusieurs semaines protège la réparation, suivie de rééducation. Le protocole précis vous est expliqué avant l’intervention.
L’intervention nécessite-t-elle une hospitalisation ?
Non, l’arthroscopie du poignet se déroule en ambulatoire : vous êtes opéré l’après-midi et rentrez chez vous le soir même, avec un mode d’anesthésie adapté à votre situation.